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Nomenclature botanique et étiquetage esthétique

Il y a des nuances et des règles dans la nomination des plantes. On y prête plus ou moins d'importance mais il est parfois bien utile d'avoir quelques repères.

Depuis les premiers travaux de Carl von Linné en 1753 avec la publication de "Species plantarum" ("les espèces des plantes" où il décrit environ 8 000 végétaux ), les règles de nomencaltures sont les même avec juste des évolutions logiques apparues au fur et à mesure des découvertes. La version la plus actuelle du Code international de nomenclature botanique est un outil intéressant. La formation des noms de taxons suit une hiérarchie rangée en 7 rangs principaux et 5 rangs secondaires, classé de la façon suivante pour les principaux, les noms permettent de répertorier l'ensemble du monde vivant :

règne → embranchement → classe → ordre → famille → genre → espèce

 linneaus

Pour une compréhension suffisante nous n'utilisons pas tout les rangs de classification, mais il est essentiel de maîtriser les aspects que sont la famille, le genre, l'espèce et les variétés et cultivars. La Famille tout d'abord est un rang qui regroupes les espèces aux caractéristiques communes. Les rang suivants sont, le genre Genus et l'espèce species. Le genre est un rang qui regroupe un ensemble d'espèces ayant en commun plusieurs caractéristiques. C'est dans ce rang que le plus de plantes seraient "mal rangées" selon le mode de classification plus récent basé sur la phylogénétique. Par exemple le genre Hemerocallis fut défini par Linné au 18ème siècle, puis classé dans la famille des lys (Liliacées), aujourd'hui une précision est apportée et la classe dans la famille des Hemerocallidaceae (sous famille des Xanthorrhoeaceae. La classification phylogénétique APG III (2009) inclut dans cette famille les genres précédemment placés dans les familles Asphodelaceae, Hemerocallidaceae (Les genres Hemerocallis, Phormium entre autres). Les espèces sont inter fécondables et c'est pour cela que les variétés et les cultivars sont si nombreux aujourd'hui. L'espèce peut être précédée de la mention sp. ou ssp. s'il s'agit d'une sous espèce. Pour les variétés var. il s'agit souvent d'un nom déposé ou donné par l'obtenteur ou par l'accent sur une caractéristique. Les plantes que nous cultivons aujourd'hui on bien souvent l'appellation "d'origine horticole". Cela veut dire que ce sont des plantes qui sont issues de croisements. Les deux parents génétiquement différents apportent avec leur caractères respectifs des variantes possibles à l'infini.

En général ces croisements sont notés par un X entre les deux espèces. C'est le cas pour les hybrides naturels. Par exemple Hemerocallis fulva 'Flore Pleno' qui met en avant les fleurs doubles. Un hybride est aussi désigné par une énumération des parents ou s'ils sont inconus on utilise le signe "×" entre le genre et le cultivar, cela signifie juste "hybride". On parle d'ailleurs de cultivar pour une plante obtenue en culture par l'homme. Ce nom peut être celui d'un personne, un nom commercial, une évocation de l'allure de la plante, couleur... Une dernière façon de nommer nos plantes est nom vernaculaire, c'est un nom usuel, en langue locale, donné aux plantes dans une région donnée. Il peut donc désigner des taxons très différents selon le contexte. Les noms vernaculaires sont parfois source de confusion. L'hémérocalle par exemple a pour nom vernaculaire Lys d'un jour ou Daylily en anglais, il n'est pourtant pas un lys (Lilium). Malgré leurs imprécisions, ils ont souvent la faveur dans le langage courant et font partie de la culture populaire.

 ardoise

Il y encore une petite chose à savoir et à maîtriser quand on veut passer à la phase d'étiquetage de ses plantes. En effet le genre Genus s'écrit avec une majuscule, l'espèce species tout en minuscule la variété en minuscule précédée de var. et les cultivars sont placés entre apostrophe. Hemerocallis citrina var. vespertina par exemple pour une variété ou Hemerocallis X 'New Paradigm' pour un cultivar. Un étiquetage durable au jardin est intéressant pour garder un œil sur ses collection ou également pour garder en mémoire l'emplacement d'une plante dormante par exemple les bulbeuses. Mon choix se porte sur un étiquetage en ardoise. Un matériau noble qui traverse les années. elles sont très bien travaillées dans la région et c'est la solution que je vous propose d'ailleurs dans la boutique. A vos marques.... prêt.... nommez !

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